Comprende la désinformation

 

Désinformation - Définition et explications

Une désinformation est un simple transfert d'information qui comporte en lui-même une transformation de l'information initiale. Il ne s'agit pas ici de discuter pour savoir si tout transfert d'information est une transformation de cette information, mais de comprendre qu'il existe une certaine forme de transfert qui nie l'information initiale (en la dénaturant) ou les informations (en les regroupant de manière intempestive et non raisonnée).

 

Faire face à la propagande, à la désinformation et aux fausses nouvelles

La propagande, la désinformation et les infox peuvent polariser l'opinion publique, promouvoir l'extrémisme violent et les discours haineux et, en fin de compte, saper les démocraties et réduire la confiance dans les processus démocratiques.

 

Les fake news comme concept de sciences sociales:

Essai de cadrage à partir de notions connexes : rumeurs, théories du complot, propagande et désinformation, Julien Giry, 2020/22.

Désignée « mot de l’année 2017 » par le dictionnaire Collins, la formule fake news , notamment en raison des usages qui en sont faits par le président Trump, n’en finit pas d’alimenter les débats au sein des sciences sociales. S’agit-il d’un fait nouveau ou d’un simple mot-valise à la mode recouvrant d’autres phénomènes mieux connus et étudiés tels que les rumeurs, les théories du complot, la propagande ou la désinformation ? En d’autres termes, l’expression fake news est-elle un concept opératoire pour les sciences sociales ? Partant de cette interrogation, cet article entend procéder à un effort de cadrage autour de cette formule afin d’en faire une catégorie et un outil analytiques d’un fait social relativement autonome dans la mesure où, outre sa dimension profondément infocommunicationnelle, elle se situe au carrefour des différentes notions citées précédemment, sans toutefois les recouper pleinement.

 

Faut-il croire à la théorie de la désinformation ?

Les médias n’ont que ces mots à la bouche : désinformation, « fake news », faits alternatifs, post-vérité. En un mot, la manipulation des opinions qui a donné naissance à la théorie de la désinformation. Rien de nouveau sous le soleil. La désinformation est une arme puissante depuis toujours. Depuis le début du XXe siècle, du « Propaganda » de Edward Bernays à « La fabrication du consentement » de Noam Chomsky, cette manipulation a été théorisée sous l’influence du développement de la psychanalyse de Freud et des médias de masse, dont les médias et réseaux sociaux sont les nouvelles expressions. Le numérique serait-il l’outil rêvé de la désinformation?

 

Désinformation en ligne

Juin 21, 2022.

Une démocratie solide repose sur l’accès des Canadiens à des sources diversifiées et fiables de nouvelles et d’information qui permettent de se forger des opinions, de demander aux gouvernements et aux personnes de rendre des comptes et de participer au débat public. En réponse à la montée de l’information fausse, trompeuse et incendiaire publiée en ligne et dans les médias sociaux, le gouvernement du Canada s’est donné comme priorité d’équiper les citoyens avec les outils et les compétences nécessaires pour évaluer l’information en ligne avec un esprit critique.

 

Évitez la désinformation

En cas d’urgence, beaucoup d’informations circulent. Elles ne sont pas toutes fiables. Les spéculations, les rumeurs et les fausses informations peuvent être source de confusion ou d’anxiété et retarder les interventions d’urgence. Suivez les conseils ci-dessous pour vous aider à repérer et à éviter les fausses informations et la désinformation. /p>

 

DEFINITION

Désinformation dans les écosystèmes socionumériques

ARCANES. Marcello Vitali-Rosati, 7 octobre 2022.
UdeM [Canada]; Nicolas Sauret, U. Paris8 [France]  

Les environnements numériques sont désormais dominés par une poignée d’entreprises privées qui nous promettent des technologies intuitives, simples et neutres, qui « résolvent » nos problèmes sans que nous devions nous poser trop de questions et surtout sans que nous devions trop penser. Cette rhétorique est à la base d’une incompétence numérique croissante: nous dépendons des GAFAM, les GAFAM pensent à notre place. Une littératie numérique véritable demande une mise en question radicale de cette rhétorique: il faut rechercher des environnements contre-intuitifs, complexes et hétérogènes. Marcello Vitali-Rosati.

Pour cette intervention, je propose d’explorer la question de la désinformation au prisme de la notion de littératie numérique en considérant que la désinformation est d’abord le résultat d’une certaine déprise de notre écosystème d’information. Il s’agira tout d’abord de saisir les différentes facettes de la littératie numérique, en lien avec les différentes couches de l’écriture numérique, puis de l’articuler avec la notion de protocole pour voir comment certains protocoles de production de connaissances nous permettent de collectivement reprendre la main sur la fabrique des savoirs. Nous tenterons ainsi de dessiner quelques pistes pour appliquer ce que Louise Merzeau appelait « la maîtrise de la déprise ». Nicolas Sauret

La désinformation : urgence démocratique ou faux problème ?

Polytechnique Insights. Le Nguyen Hoang & Sacha Altay. 6 septembre 2022  

  • Actuellement, on estime que la consommation de fake news varie entre 0,6 % et 7 % selon les pays.
  • Mais cela ne prend en compte qu’un seul type de désinformation, dont il existe trois définitions principales : l’aspect factuel, l’impact psychologique et l’exposition informationnelle du grand public.
  • Ce dernier aspect implique des problèmes tels que les informations muettes (ou « mutes news » en anglais), qui occultent les questions clés de l’attention des médias, ou l’inondation (ou « flooding » en anglais), lorsque les médias sont submergés d’informations non fiables.

* Il reste important d’accroître l’intérêt du grand public pour l’information, ce qui implique une plus grande confiance dans les médias.